La récente démission pour motif de santé  de Jean-Jacques Viseur de son poste de bourgmestre obligeait la tripartite carolo  à se choisir un nouveau mayeur. 
Deux solutions étaient possibles:

  1. le collège entier démissionnait et dans ce cas  il fallait reconclure un pacte de majorité, reformer un Collège et  désigner un bourgmestre issus de la liste la plus forte sans être tenir compte du nombre de voix obtenues en 2006. Ce cas de figure est prévu dans le code de démocratie locale
  2. L'application stricte du code de démocratie locale qui veut que le poste de bourgmestre revienne à celui ou celle qui obtient le plus grand nombre de voix sur la liste ayant obtenu le plus gros score aux élections.

Les chefs de file des partis composant la majorité ayant opté pour la première solution, il revenait au parti socialiste (parti le plus important) d'organiser la désignation au poste de premier magistrat de la cité.
Deux candidats étant potentiellement éligibles:

  • Paul Ficheroulle, premier échevin et bourgmestre faisant fonction depuis septenbre 2011, considéré par beaucoup comme un homme de dossier et ayant marqué ses distances avec les anciens élus impliqués dans les affaires politico-judiciaires qui ternissent l'image de Charleroi.  
  • Eric Massin, échevin de l'urbanisme, qui lui est proche de l'ancien bourgmestre Jacques Van Gompel. 

Le comité directeur de l'union socialiste communale devait donc se prononcer par bulletin secret après avoir entendu les arguments des deux candidats.
Eric Massin l'emporta avec 48 voix contre 26  pour Paul Ficheroulle.
A l'issue de ce comité directeur, Paul Ficheroulle avait une mine déconfite et s'estimant "flingué par son parti" déclara que tout en restant socialiste, il continuera a exercer son mandant d'échevin en toute loyauté, mais qu'il ne se présenterait plus à aucune élection.